"Quand le Président de la C.S. Dipanda Mouelle donne une injection à un cadavre"
Dans la Nouvelle Expression N° 1996 du 08/06/2007", « Le Conseil Constitutionnel ridiculise le MINATD », c'est le libellé insolite que nous y lisons ébahis. En exploitant davantage cet article, on s'aperçoit de l'iceberg des choses croustillantes, agréables par endroits. Pour nous les Camerounais bardés des diplômes et pseudo diplômes prétendus universitaires, et supposés bourrés des cultures multiformes dont celle juridique voire politique, c'est très humiliant des comportements que nous affichons à l'agora cosmique, ces conduites ou comportements trahissant l'incarnation en un certain monarque nous
éclaboussant suffisamment que la honte me saisit de voir qu'il est cautionné par ses congénères traditionnels, ses pairs l'approuvant que moi, lointain rejeton d'une lignée chefferique, je cherche où plonger ma tête, moi qui des années me suis élevé vertement contre les atteintes portées contre cette structure que j'ai souvent considérée comme l'unique relique nous restant de notre civilisation acculturée et ravalée. En 1990, je disais que Joseph Ki-Zerbo nous conseillait que sur le marché du donner et du recevoir, il faut savoir manger sans être mangé. Qu'ainsi nous devons protéger nos chefferies traditionnelles. Ma désolation est désormais grande! Dans le courant de la pensée actuelle, il y en a qui disent que ces monarques en font un peu trop des abus. Qu'il faut les annihiler. Je ne sais de quel côté aller maintenant.
Qu'un monarque se livre à des acrobaties déloyales amorales et inciviques plausibles, c'est étonnant que le Ministère Public ne s'en saisisse. Le Ministère Public attend quelles preuves pour s'en saisir vraiment pour faux, usage de faux, fabrication des preuves que réprime le Droit Pénal? Tripoter des manipulations pareilles pour aller à l'Assemblée qui génère ou vote nos Lois! Un violent scribe a écrit dans le même journal à la page 5 : Assemblée Nationale, Repère des brigands? Cela honore qui? Les illettrés de ma catégorie se demandent : c'est quoi un repère? Il ne s'agit pas de repaire qui veut dire refuge des bêtes, l'antre des bêtes, mais bien de repères qui signifie refuge des malfaiteurs, l'endroit où se rassemblent les mafiosi de la mafia.
Comment voulez-vous des géniteurs des normes nationales qui puissent s'empiffrer des impuretés, insanités nauséabondes souillant la Nation? Qu'on les retrouve dans des circuits alambiqués que dénonce la Nouvelle Expression visant les magouilles pour se faire admettre par voie oblique sur la liste des investis réguliers? Le Parti impliqué se devait de prendre des sanctions exemplaires s'il ne cautionne pas de tels actes dégradants.
La fabrication des preuves que réprime l'article 168 C.P.C s'applique à qui? C'est un G 11 bis portant grave atteinte à la réputation de qui vous savez, que l'on veut recouvrir des bouses des vaches! Le piétiner, l'avilir avec sourire en coin des lèvres! Le jeter en pâture à l'Histoire qui est intraitable, incorruptible.
Heureusement que, contrairement au Général Charles De Gaulle qui en 1956 déclarait à propos du Gouvernement Guy Mollet, je crois, "Nous ne donnons pas une piqûre à un cadavre", M. DIPANDA MOUELLE, de la Cour Suprême du Cameroun a prestement administré à un cadavre une piqûre. Le Président Alexis Dipanda Mouelle, bravant des effluves somnifériques pulvérisés jusque dans son environnement et inhalés, nous a sauvés d'un cas superbement pernicieux.
Nous qui côtoyons le bas peuple savons ce qu'on dit de la Haute Juridiction du Cameroun: Cimetière des dossiers, lieu d'enterrement des procès. L'Auteur de "La Torture, cette barbarie de l'Humanité, Edition Saint-Paul Janvier 1998 et de "Non à l'impunité des violations des Droits de l'homme" qu'est M. Alexis Dipanda Mouelle s'est enfin souvenu que le Droit resté uniquement théorique est une aberration car s'étoilant de jour en jour et que nos grands Maîtres de Droit des Facultés nous imposaient toujours des cas pratiques. Le Président Alexis Dipanda Mouelle a refusé de se laisser chambouler par des attitudes ajuridiques. Je suis un ex-enseignant. En Psychopédagogie, on nous enseignait que quand l'enfant a bien travaillé, a posé un acte de bravoure, il faut le lui faire savoir pour l'en stimuler. Les novices diront que l'acte posé par le Président Dipanda Mouelle est insignifiant. Vous savez que lorsque nous sommes spectateurs, le joueur, ne fait rien sauf s'il meurt devant nos yeux.
En déjouant tous les noeuds noués au lasso andin, sautant par-dessus des nasses tendues devant lui, il nous a lavés d'une honte de plus. Nous autres connaissons la valeur de l'acte qu'il vient de poser. Ce n'est qu'un grain de sel dans une cuvette d'eau, cela ne fait rien. Nous pseudo juristes jadis résignés disons comme Jean De La Fontaine, tout fait nombre, mettons-le à notre Gibecière! Bravo! Une année un méchant examinateur moins pédagogue infligea le sujet suivant aux mômes au Baccalauréat: "Qu'y a-t-il de nouveau dans l'oeuvre de Jean Jacques Rousseau en son temps?" Voilà un sujet que l'on pourrait donner au concours d'entrée à l'ENAM section Magistrature en 2008: "Qu'y a-t-il dans la trajectoire
légaliste, dans l'évolution du Président de la Cour Suprême du Cameroun, Mr Alexis Dipanda Mouelle"? Je connais les affres que cela causerait aux candidats. Je souligne qu'il a posé un acte de grande portée juridique, s'affranchissant des embûches, des entraves variées tissées telles des toiles d'araignée qui l'attendaient. Il n'y a que des danseurs des valses et des rocs, qui savent que cela donne des vertiges.
J'insiste que Spinoza a dit ceci: « De même que la faute et la soumission, la justice et l'injustice entendues en toute rigueur, ne sauraient se concevoir que dans un Etat. Car dans la nature il n'existe rien qu'on puisse affirmer appartenir en Droit à un être plus qu'à un autre ». Le Président Dipanda Mouelle a prouvé que le Droit ne navigue pas à vau l'eau.