Lettre ouverte à Monsieur le Président, le Révérend de la CONAC/Yaoundé

Objet : Réaction à votre intervention à Dimanche-midi, le Dimanche des Rameaux.
Jeudi, Mai 26th, 2011

Mon Révérend et Monsieur le Président de la CONAC (Commission Nationale Anti-corruption),

Vous écoutant le Dimanche 17/04/2011, j’ai failli libeller mon article: «La CONAC en lutte contre les Zombies». Mais créée par Décret du Chef de l’Etat, Autorité Suprême du Pays, je m’abstiens d’un titre quasi discourtois, nonobstant les presque illusions fascinantes que l’on observe à l’œil nu dans ses actions. C’est donc dans ses actions que je me base, car l’homme, l’être s’apprécie dans son agir. Un jour sur les marches d’escaliers de la Poste Centrale de Yaoundé, quelqu’un me connaissant avoir été dans une même Structure Sécuritaire avec le Ministre Garga Haman Adji, me lança : M. Ngassa! Qu’est allé faire M. Garga Haman Adji, pêcheur de baleines, dans un marais de crabes : La « CONAC » ? Mes lèvres se desséchèrent sans réponse. Je lui balbutiai que citoyen, il a dû acquiescer une nomination venant d’en haut. Il me dit: Sans conditions pour s’amoindrir ainsi ?

Monsieur le Président de la CONAC et notre Révérend, en ce Dimanche des Rameaux, je vous ai écouté parmi tant d’autres de vos ouailles sur les antennes de la Radio Nationale. Vous y avez autant que faire ce peut, défendu votre organisme, acculé que vous étiez, par un journaliste mordant, ne vous faisant nul cadeau. Vous avez même fait les éloges de vos actions posées, fait rare, le journaliste vous a exigé des faits concrets, et vous êtes allé vous refugier derrière le droit de réserve, on dirait secret défense. Je voudrais connaître si votre Structure est affranchie des dénis de justice, réprimés au correctionnel. Est-elle autorisée à l’inertie que dénonce le Chef de l’Etat ? N’actionne-t-elle que des fretins dénoncés? Et les gros alors?

Homme des médias que je suis depuis 1969, j’aime concrétiser mes assertions. Voici un cas concret impliquant l’abstention de votre Structure. Un honnête citoyen, fonctionnaire de son état, ne pouvant mettre l’ordre public qu’il maîtrise en péril, a été exproprié irrégulièrement par une Autorité administrative bien arrosée. Sa plantation bornée régulièrement sans nulle opposition ni écrite ni verbale reçue et enregistrée, tous les frais domaniaux : 26.500 F et 2.000 F Cf. mandats N° 691 et 692, acquittés sur réquisitions administratives entre les mains du Receveur Principal des Domaines à Bafoussam. Cf. Arrête Préfectoral N° 692/AP/F36/SDD du 17 octobre 1985, et les PV de la Commission Interministérielle venue de Yaoundé constater les riverains touchés par la Route, bretelle Bamena/Balengou/Bazou Bd N° 1238 du 06/06/1988, ne rencontrant que le fonctionnaire, propriétaire de la plantation sur place N° 34/35 sur les PV 1238 susdits. Mais un bourgeois, un magnat émerge, et met des enveloppes bien chargées en circulation. Le Sous-préfet en poste à l’époque s’engage à lui céder la plantation du pauvre fonctionnaire, si ce magnat parle bien.

Une décision abracadabrante N° 02/D/F36/BC du 17février 1989 exproprie le propriétaire passible de la répression pour cause de pauvreté, gérant pourtant des Budgets de l’Etat!

Le Chef de l’Etat ayant créé le CONAC, M. Paul TESSA, qui eut l’illusion d’avoir enseigné la victime spoliée sur les Bancs d’Université en 2ème année, où il faisait semblant, paix à son âme, de parler de la droiture des actes administratifs, en fut nommé Président. La CONAC fut saisie de ce cas flagrant de corruption tant décrié par des journaux (Temps, Messager...) Surpris, le destinataire refusa de recevoir le dossier (EMS).

Etonné, l’exproprié le lui envoya par le Directeur du Courrier de la Présidence de la République! Jamais revenu. Monsieur le Président, la corruption que vous combattez ne regarde que des fretins ? Est-ce vrai que la pauvreté des Fonctionnaires publics camerounais est un délit? Combien d’années met votre Organisme pour réagir? S.E. M. le MINFOPRA, lui, a répondu le mois de Février 2011 à un courrier qu’il avait reçu en 2006 «5 ans». Est-ce le cas ? Concours des patiences !

Veuillez agréer M. le Président de la CONAC, l’expression de mon profond respect.