La parole et l'acte, clefs du succès ou de l'échec en politique

Jeudi, Mai 24th, 2007

La parole et l'acte en sciences politiques clefs du succès ou d'échec! Des insolites campagnes d'explicitation, d'incitations des populations du Cameroun d'aller s'inscrire massivement sur les listes électorales. Des partis politiques impliqués dans les leçons d'instruction civique disant aux populations Camerounaises l'importance des inscriptions sur les listes électorales. L'étrange collaboration inattendue des corps pour les inscriptions sur les listes électorales. Personne ne vous dira où aller s'inscrire. Tous jouent au colin-maillard. Vous allez attendre des heures voire des jours sans voir la mystérieuse Commission. Vous allez à la Sous-préfecture où un Bureau permanent devrait être ouvert, on vous rabroue d'aller attendre dans votre quartier! Il y a une confession dans le pays dont les adeptes ne votent presque jamais.
Actuellement, le peuple semble dire que c'est cette confession après tout qui aurait vu juste!

Le MINATD qui prend la parole dans des médias pour encourager à aller s'inscrire sur les listes électorales avant que le Décret ne tombe. Des séquences médiatiques expliquant aux citoyens l'importance des inscriptions sur les listes électorales car c'est la manifestation de leur civisme de haute portée!

Des appels claironnés nuit et jour: Citoyens, citoyennes rappelez-vous que dès que le Décret Présidentiel convoquant le corps électoral sera signé et publié, les inscriptions seront suspendues, nous apprend t-on!

Mon Dieu pourquoi ce réveil civique suspect alors?

Qu'avons-nous retenu en sciences politiques malmenées dans les tropiques et dont nous nous gargarisons chaque jour, le plus gros inapte éprouvé en politique s'éructant au sortir d'un banquet, expert politique, alors qu'il/ qu'elle ne maîtrise rien en intérêt public, en bien du peuple! Sommes-nous si étourdis, élèves distraits en sciences politiques? C'est environ 23 ans que j'alerte sans désemparer les politiques de ces structures instituées que la voie alambiquée, la labyrinthique que nous empruntons pour avoir la majorité factice qui ne nous honore pas, nous conduira étonnamment dans l'impasse lamentable un jour sauf si nous sommes partisans de après nous les déluges. Il m'est même arrivé d'expliciter mon idée prenant un cas très banal, d'un âne que j'avais vu et observé sur la route du marché de Doumourou (Kaélé) présent Mayo-Kani dans ma jeunesse en 1957/1959, y assumant des hautes responsabilités dans notre administration à l'époque de Sadou Daoudou puis Maïdadi Sadou. J'avais à la Gabriel Tarde, notre enseignant de la Sociologie générale, remarqué que le propriétaire de l'âne l'avait lourdement chargé des marchandises sur lesquelles il était monté se percher, tout souverain. L'âne avançait sans anicroche. Mais pas à la vitesse voulue par son maître. L'âne n'avait envie de brouter la moindre herbe mais son propriétaire sur son dos, l'éperonnait, le frappait, l'insultait, le harcelait. L'âne si docile, à un moment se mit à braire agitant ses oreilles, se mit à marcher lentement. Le propriétaire le frappe. L'âne s'arrête. Le patron le tape, l'âne brait et regarde son maître d'un oeil rageur. Le patron l'accable d'injures et frappe encore. La bête se secoue, jetant toutes les marchandises par terre, s'immobilise sur place. Le patron eut le temps de se jeter dans la rigole. N'allez pas croire que l'âne était mort. Il se couche, le propriétaire se mit à l'appeler par son nom affectueux, tirant sa corde. L'âne se relève. Se mit à donner des ruades dans toutes les directions. Le patron n'arrive plus à l'amadouer. Brusquement l'âne se retourna vers la route inverse de celle conduisant au marché! J'en avais déduit une attitude instructive aux dirigeants des hommes, des populations de se méfier d'abuser des ruses, qu'ils croient apprises de Nicolas Machiavel, fin politologue Florentin dont la pensée leur échappe, faute d'une profonde psychanalyse de ce philosophe.

Dans le journal l'I.N.B.R. (l'International News Bi-Hebdo) que dirigeait Mr Fotso Ayata, actuellement happé et perdu par les méandres de politique, j'avisais nos hommes et femmes dits politiques que les mensonges démesurés dont ils inondent les peuples constituent une bombe à retardement qui fait souvent effet boomerang inévitable. En sciences politiques et en Sociologie politique, nous qui avions lu Maurice Duverger et UIF Himmelestrand, recourons à l'usage de certains paradigmes et pas des simples concepts. (J'insiste comme toujours que le paradigme est comme une molécule engendrant des éléments alors que le concept est un atome unicellulaire, un seul élément. Ces quelques paradigmes que nous utilisons c'est:

Réfractaire, à savoir qui résiste à certaines influences, actions physiques, chimiques sauf à une température extraordinaire. Un peuple habitué aux ruses, aux abus, aux comportements malsains devient réfractaire.

Démobilisation: C'est la perte de la synergie; Le démobilisé devient amorphe, mais pas mort s'il vous plaît! Dans la théorie sociologique page 511, UIH Himmelestrand et dans la Sociologie politique page 352 Maurice Duverger, l'un et l'autre parlent d'un paradigme que l'on n'appréhende pas suffisamment chez nous au Cameroun: "la dépolitisation" que je ne décortique pas ici. Un peuple nourri des manipulations devient indifférent à tous les discours car c'est de la parole qui n'est jamais l'acte. On enseigne en Sciences Sociales que promettre et tenir font UN. Or à tous les discours et aux flatteries diverses, c'est la fin de tout! Vous connaissez certainement la pensée de Raymond Aron (je précise Aron et pas Aaron). Raymond Aron note dans la théorie sociologique "La fin de l'âge idéologique" vous avez lu ? "La fin de l'âge idéologique".

Vous les prétendus idéologues mal bâtis, n'avez qu'à savoir ce qui fera désormais votre marchandise. C'est le temps de prendre garde que le peuple ne fasse comme l'âne ci-dessus, jetant tout par terre, donnant des ruades dans tous les sens.

Nous qui avions fait les vieilles et disparues Sciences Ex (dites sciences expérimentales si bon vous semble), avions remarqué un phénomène étonnant. Une petite bestiole appelée paramécie, sur une surface non polluée se déplace aisément, en rampant. Mais dès qu'elle pénètre dans une sphère acide, elle se tasse sur elle-même, se rétracte et opère ce qu'on nomme tropisme, elle se pivote sur elle-même et rentre à reculons. Les politiques ou ceux qui s'en proclament doivent savoir éviter que le peuple n'opère le tropisme.

Il s'adonne, vous admire quasi benoîtement d'abord, mais saturé de vos vices, vos tares, il engage le mouvement de résistance, de retour et gardez-vous de lui opposer un obstacle, une digue quelconque en aval. Il le nettoierait à la Tsunami impétueuse, inimaginable répandant d'effroyables débandades spectaculaires voire, désastreuses sur son chemin.

N'y approchons-nous pas pour des élections moins courues chez nous?