L'épilepsie: Epidémiologie

Malgré les croyances et les superstitions, l'épilepsie est une maladie neurologique connue depuis la nuit des temps.
Jeudi, Juin 28th, 2007

Il s'agit de l'affection neurologique la plus fréquente après la migraine.

Sa prévalence (nombre de cas de malaises présents à un moment donné dans une population) se situe entre 0,5% et 1% de la population selon les études, soit un sujet sur 200 présente une épilepsie active.

Son incidence (nombre de nouveaux cas) s'établit de nos jours à un nouveau patient pour 2000 habitants et par an, soit environ 2 nouveaux patients par jour dans une communauté urbaine dun million d'habitants. Par extrapolation, le nombre
d'épileptiques est évalué à environ 500 000 en France et 100 000 en Ile de France.

Il n'existe pas de facteurs favorisants géographiques, ethniques ou sociales. En revanche, la maladie serait deux fois plus fréquente dans les pays en voie de développement certainement à cause du risque plus élevé d'infections cérébrales telles que les méningites, le paludisme, ou des souffrances néonatales. Le taux de mortalité serait trois fois plus élevé chez les épileptiques par rapport aux reste de la population, toutes pathologies confondues.

Il existe dans le monde environ 50 millions épileptiques. La crise comitiale isolée peut toucher presque 10% de la
population. Elle peut être due à divers facteurs notamment la fatigue, la privation de sommeil, la prise de toxiques ou de médicaments et les sevrages brutaux.

La Perception sociale: Les problèmes d'ostracisme restent les mêmes un peu partout. Très souvent les épileptiques restent confrontés aux vieilles croyances surnaturelles, au rejet social et à la discrimination. Même dans les pays
développés, les crises d'épilepsie demeurent taboues et les personnes qui en souffrent préfèrent ne pas en parler.

Tout de même une récente enquête de la SOFRES indique que la société a une vision de ce problème de santé plus proche de sa réalité qu'elle ne lavait dans le passé. Deux tiers des personnes interrogées considèrent qu'il est préférable qu'une personne souffrant d'épilepsie fasse part de ce problème à son employeur pour que les précautions assurant sa sécurité en cas de crise puissent être prises. Il aurait été intéressant de connaître aussi l'attitude des employeurs face à ce problème. (Source : www.sante.gouv.fr )

Il faut signaler dans ce chapitre la différence entre une crise comitiale isolée ou une série de crises pouvant survenir à la suite à une agression cérébrale momentanée et entre la maladie épileptique proprement dite ou "l'épilepsie maladie".

En effet, une crise comitiale ou une crise de type épileptique (ou épileptiforme) est une hyperactivité cérébrale anormale due à une rupture de l'équilibre qui existe entre les neurones excitateurs et les neurones inhibiteurs. Le résultat en est une décharge électrique anormale d'un groupe de neurones. Cette décharge peut rester cantonnée à ce groupe de neurones et engendrer une crise partielle comme elle peut diffuser à toutes ou seulement une majorité des cellules cérébrales, et constituer une généralisation secondaire: crise généralisée.

Cliniques

Le tableau clinique reste très varié et polymorphe, tant qu'on peut reconnaître aisément une crise généralisée, la crise partielle est de diagnostic assez difficile parfois car les symptômes dépendent de la zone ou de l'aire cérébrale qui souffre.

Lors d'une crise partielle simple le sujet ne perd pas connaissance et peut décrire la crise à posteriori et l'anamnèse (interrogatoire) est d'une aide précieuse pour le diagnostic. Cependant, il reste des localisations dont le diagnostic est relativement délicat. Il s'agit des crises partielles temporales par exemple où les symptômes peuvent être confondus facilement avec des manifestations psychiatriques telles que les crises d'angoisse par exemple. Si on ne maîtrise pas bien le sujet, il est encore plus difficile d'attribuer des mouvements de mâchonnement ou d'arrière goût métallique à une épilepsie temporale comme il est difficile parfois d'évoquer le diagnostic d'une épilepsie partielle devant des vertiges (crises giratoires) et encore plus difficile lors des crises psychiques avec symptomatologie particulière: faux rire ou carrément des crises orgasmiques. Heureusement, ces types d'épilepsies sont rares et se compliquent parfois de généralisation secondaire qui peut rendre à ce moment le tableau clinique assez évocateur.

La crise comitiale isolée peut toucher presque 10% de la population. Elle peut être due à divers facteurs notamment la fatigue, la privation de sommeil ou la prise d'alcool et de toxique en général ainsi qu'au sevrage mal conduit. Si cette crise reste cantonnée à un groupe de cellules bien précis: exemple une aire motrice, un lobe frontal, ..., le tableau clinique sera celui d'une crise partielle de type moteur...

Il faut toujours avoir à l'esprit la différence entre crise convulsive et syncope d'origine cardiaque et les malaises lipothymiques des sujets neurotoniques (stressés).